La commande

Merci à mes parents, Marcelle Farley et Sylvio Fortin, de m'avoir donné le goût de la musique (et surtout de la fête…) par leurs nombreux partys autour du piano.
 
Vous êtes le plat principal, le hamburger!!!
 

Les condiments

Merci aux musiciens, Norman Crépeault, Bob Champoux, LG Breton, Bruno Trottier et Alex Kirouac pour leur talent et aussi de s'être prêtés au jeu de cuisiner ensemble « live »! Aussi, à Josée Lefebvre et Diane Tell pour vos délicieuses voix!
 
Vous êtes mes cornichons, mes tranches de tomates et la salade en même temps!!!
 

Les extras sauces

Merci aux auteurs, Mouffe (relish), Diane Tell (moutarde), Pierre Huet (ketchup), Luc De LaRochellière (mayo) et Alain Dessureault (sauce piquante), pour leurs textes appétissants.
 
Vous êtes la saveur du hamburger!!!
 

L'emballage et les frites

Merci à Ian Chouinard (graphiste), Mylène Belzile (site web), Dan Cinelli et Patrick Goyette (ingénieurs du son à Planet Studio), Richard Addison (mastering), Marc Desjardins (communiqués), Les communications Julie Lamoureux (pistage radio), Le bureau de Francine Chaloult (relations de presse), Diane Tell (Tuta Music).
 
Vous êtes la présentation finale qui donne à mon plat ses trois étoiles!!! :)
 
 

Rêver debout
Panorama d'Abitibi
Snack Bar chez Rita
La côte de 100 pieds
Le Camp' à Farley
Le plus gros des poissons
Nibi
Né sous un piano
Toi fille moi garçon
Brûlerons les dimanches
 

Rêver debout

Paroles : Pierre Huet
Musique : Serge Farley-Fortin
 
Nous vivons dans un coin de pays
À l'été court, aux longs hivers
Où les étoiles dans la nuit
Nous servent souvent de cartes routières
 
Mais nous traçons notre chemin
Et nous rêvons d'un vrai bonheur
Guidés par les lignes de la main
Guidés par notre ligne du coeur
 
Nous rêverons toujours beaucoup
Les nuits sont longues où nous vivons
Nous rêverons toujours beaucoup
Nous rêverons même de jour debout, debout
 
Aimer les arbres, lire dans le ciel
Ça fait partie de l'ordinaire
Des animaux, de ceux et celles
Qui vivent dans ce coin de la Terre
 
C'est pour de bon que nous y sommes
C'est pour de vrai que nous l'aimons
Ce coin de Terre où les personnes
Rêvent de mille et une façons
 
Nous rêverons toujours beaucoup
Les nuits sont longues où nous vivons
Nous rêverons toujours beaucoup
Nous rêverons même de jour debout, debout
 
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Panorama d'Abitibi

Paroles : Luc De Larochellière et Serge Farley-Fortin
Musique : Serge Farley-Fortin
 
J'suis parti tôt c'matin de Montréal
J'ai pris le ch'min des aurores boréales
Arrivé c'tait d'jà la nuit
D' vant la maison où j'ai grandi
J'ai passé la porte sans sonner
Comme on rentre après sa journée
 
Ici rien n'a changé, rien n'a bougé
Comme si l'temps pensait pas à y passer
Même chambre, même bureau, même p'tit lit
Où j'ai tant rêvé, j'ai tant dormi
Bonsoir le père ! Bonsoir la mère!
J'vous dérange pas trop là j'espère ?
 
On a mangé on a parlé
Après on a regardé le hockey
J'ris d'voir le père en beau calvaire
Le Canadien gagnera pas plus c't'hiver
La porte patio, la neige qui luit
Panorama d'Abitibi
 
Ça f'sait un bon moment qu'j'étais pas v'nu
J'en ai pris la m'sure juste quand j'vous ai vus
Perdu l'fil du calendrier
Comme un bout d'joint dans l'cendrier
Là j'me réveille la sueur au front
Cette nuit pour sûr j'veill'rai l' plafond
 
On a mangé on a parlé
Après on est allés s'coucher
Et me voilà couché d' travers
Dans mon p'tit lit au coeur d'l'hiver
Le store ouvert, la neige qui luit
Panorama d'Abitibi
 
Viens mon Tinor
On s'en va faire un tour au casse-croûte chez Ti-Pit
Juste pour casser la croûte
Avec un cheese bacon moutarde relish, un pogo on the side
Tu sais ben qui font la meilleure poutine en ville
Depuis qu'Mumu a fermé sa roulotte
Tu t'souviens, on y allait l'cœur su'à flotte pour y finir la nuit
On débarquait a'ec nos grosses bottes
Le temps a ben changé depuis qu'on a vieilli
On s'couche ben plus souvent avant minuit
 
Dites combien d'fois encore j'vais r'faire le ch'min?
Comme on s'remet un vieux film qu'on aime bien
Pour vous entendre l'aut'e bord d'la porte
Me dire : « le grand, y'est l'heure qu'tu sortes! »
Combien de temps à notre avenir
Combien d'souper, combien d'fous rires
 
On a mangé on a parlé
Après ça, j'ai ramassé mes clés
Et me r'voilà sur la gran' route
Moi, mon p'tit bonheur et mes doutes
Sur mon chemin la neige qui luit
Panorama d'Abitibi
Panorama d'Abitibi
 
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Snack Bar chez Rita

Paroles et musique : Serge Farley-Fortin
 
J'entre dans un vieux snack bar routier
Comme il ne s'en fait plus depuis des années
Je me revois petit garçon, mignon
Qui aujourd'hui, il faut le dire, a bien grandi
 
Une vieille chanson country qui joue
Une chaleur qui me prend la joue
Ce long comptoir au milieu du jour
Me rappelle une belle histoire d'amour
 
La grande dame des lieux c'est la belle Rita
Avec son tailleur rose coupé mi-bras
La coupe de ch'veux qui plaisait à tous les gars
Me demande encore si j'veux mon milkshake au chocolat
 
Une vieille chanson country qui joue
Une chaleur qui me prend la joue
Ce long comptoir au milieu du jour
Me rappelle une belle histoire d'amour
 
Assis tranquille là, tout seul, je repense
À mon père et à son vieux Duster orange
À ma mère, jupe fleurie, tout sourire
Qui mangeait des frites sel et vinaigre sans rien dire
 
Une vieille chanson country qui joue
Une chaleur qui lui prend la joue
Ce banc sur pied qui la fait tourner
Cette femme aux boucles d'or et cheveux dorés
 
Mon père qui se penche pour l'embrasser
Demande à ma mère si elle veut aller danser
Elle s'empresse vite, vite, d'accepter
Pendant c'temps là, j'compte les motifs fleuris d'la tapisserie
 
Une vieille chanson country qui joue
Une chaleur qui leur prend la joue
Ce long comptoir au milieu du jour
Me rappelle leur belle histoire d'amour
 
Et eux, dans ce coin perdu du monde, ils rient quek'part en Abitibi
Et eux, dans ce coin perdu du monde, ils rient quek'part en Abitibi
 
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La côte de 100 pieds

Paroles : Alain Dessureault
Musique : Serge Farley-Fortin
 
On s'park en haut, on r'garde en bas
J'aim'rais te l'raconter encore
Une dernière fois, quand j'tais p'tit gars
On r'gardait haut, parkés en bas
 
Des millions de légendes à reculons, su l'ventre
Si tu montes la patente, ça guérit la géante
Quand tu mesures 3 pommes, ça l'impressionne son homme
100 pieds de côte apique en grosse trippe olympique
Crazy-carpet magique vieux tape-cul métallique
Bicycle en peau d'acier, chevaux d'éternité
Mêm' pédalant penché personne pouvait monter
Montagne un peu sacrée maudite côte de 100 pieds
 
Chaque fois qu'j'avais d'la peine je venais y marcher
Les p'tites trails comme des veines viennent se j'ter dans l'Eden
Dans l'bois un peu cachée fallait juste la trouver
Dans l'sens d'la Voie Lactée, la vieille côte de 100 pieds
Y'avait rien de plus haut, j'pensais même qu'y restait
Au sommet en juillet, un peu d'blanc dans l'portrait
La montagne connaît mes regrets, mes secrets
Mon Everest, mon Carmel, Acropole, mon échelle
 
Invisible oratoire, temple en sable de soir
Comme c'était bon s'y voir, après leçons, devoirs
Parce qu'on v'nait faire des feux, parce qu'on faisait d'notre mieux
On s'inventait des Dieux, on revenait sans eux
Juste après la Gradu, on est v'nu se prom'ner
Ben loin du gros party, on s'y est vraiment connu
On est jamais r'venu, la montagne a changé
Même si rien n'a bougé, les feux sont défendus
Pu personne vient glisser
 
On s'park en haut, on r'garde en bas
J'aim'rais que tu m'racontes encore
Une dernière fois not' belle histoire
C'que tu t'rappelles de ce soir-là…
 
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Le Camp' à Farley

Paroles : Alain Dessureault
Musique : Serge Farley-Fortin
 
Quecqu'part su l'ch'min d'la Baie Carrière
Passé pellerins et sorcières
Comme une cachette ou un repaire
Au travers les épinettes noires
 
Entr' une tite chute et Jupiter
Camp' en rondins qu'tu peux pas voir
À' minute qui fait just' un peu noir
Si y'a pas d'lune, y'a pas d'lumière
 
Si y t'manque une piasse pour une tite bière
Si y t'manque une place pour être fier
J'ai l'coeur ouvert, à boire en masse
N'importe quelle heure, y'aura des traces
 
Quand on s'ramasse les gars d'la shop
Su l'bord du feu à mon p'tit spot
On s'd'mande pas qui c'est qui passe la moppe
Parsonne qui chiâle, y'a rien d'pas propre
 
Pour les épouses un peu jalouses
C't'une caboose, une bécosse, une chiotte
Y'a pas d'pelouse, les arbres sont croches
Dans l'lac les poissons font des crottes
 
C'pas d'la bullshit, des fois c'est tuff
Y'a d'la bibitte, ça prend du stuff
Des fois fait frette, ça prend des bottes
Le poil ben drette, les doigts picotent
 
Toutes les échelles que j'ai grimpées
M'ont vite ram'né dans l'tit sentier
Où j'ai jobbé, compté les étouèles
Mais y'a d'la vitre cassée dans l'ciel
 
J'viens faire le vide, j'viens faire le plein
Mâcher d'la gomme de sapin
J'ai peur de l'homme, y'a pas d'voisin
C'est à la terre que j'appartiens
 
J'suis Boréal, le bois m'avale
Y'a pas le bon, y'a pas l'mauvais
Jus' des bleuets gros comme des balles
Parsonne vient marcher dans mes talles
 
Des fois j'me gâte pis j'va m'chercher
Une couple de truites, du p'tit Doré
Su l'feu dans l'beurre pis les oignons
Je m'ennuie pas du Pied d'Cochon
 
Des fois j'appâte pas l'hameçon
Je pêche sans pêcher dans l'fond
Le baloney va s'gaspiller c't'été
J'ai même pas débouché l'pâté d'jambon
 
C'est pas qu'c'est beau mais y'a rien d'plus beau
Dans tout c'qui fait partie d'ma vie
Mon p'tit morceau à moi de paradis
À chaque samedi moé je r'tontis
À chaque samedi moé je r'tontis
 
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Le plus gros des poissons

Paroles et musique : Serge Farley-Fortin
 
Enfin je revois le soleil
Moi qui n'pensais plus le revoir
À chaque fois que j'descends
J'ai de plus en plus peur du noir
 
Enfin je les revois souriants
Ils sont mes p'tits rayons quand moi je suis au fond
Où j'ai brisé mes genoux dans ce damné trou
Pour tout leur donner, pour être le seul à devoir y aller
 
Viens avec moi sur un air de country, à la pêche
Viens un instant s'il le faut contre le vent, à la pêche
Respirer le grand air au bout de la rivière
Accroché sur ma canne mon super hameçon
Et te sortirai le plus gros des poissons
 
Je sais qu'aujourd'hui je ne compte plus mes cheveux gris
Comme chaque nuit passée au fond du puits
À chaque fois que j'descends
J'ai de plus en plus envie de te retrouver
 
Enfin je revis c'est l'été
Moi qui n'pensais plus un jour aimer
Ce soir je serai charmeur, je ferai fondre ton coeur
Te donnerai du bonheur, tu n'compteras plus les heures
 
Viens avec moi sur un air de country, à la pêche
Viens un instant s'il le faut contre le vent, à la pêche
Respirer le grand air au bout de la rivière
Accroché sur ma canne mon super hameçon
Et te sortirai le plus gros des poissons
 
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Nibi

Paroles : Alain Dessureault
Musique : Serge Farley-Fortin
 
Larme ouragan, orage serpent
Marraine des printemps, soeur du vent
Source du temps, indienne Maman
Pleine de chants et de pleurs d'enfants
 
Les marées comme des morsures de lune
Et ça tire dans ton ventre la nuit
Rassasiée à nos blessures communes
Gonflée lentement l'astre s'enfuit
 
On te cherchera dans d'autres mondes
Et nos sondes aux abîmes des lois
Tu reçois la lumière en miroir
Et ceux dans le ciel peuvent se voir
 
Les marées comme des morsures de lune
Et ça tire dans ton ventre la nuit
Rassasiée à nos blessures communes
Gonflée lentement l'astre s'enfuit
 
Nibi, tu guideras les canots
Laisse-moi les remplir de peaux
Tu les ramèneras s'il le faut
Nibi, il faudra suivre les troupeaux
 
Et en plein centre de l'oeil du chien
À plat ventre j'ai bu de mes mains
Nibi tu vis dans le coeur du fruit
Nibi tu seras toute la vie
 
Tu seras le rêve du désert
Tu seras la neige de l'hiver
Le point précis d'où vient l'infini
Nibi tu seras toute la vie
 
Et en plein centre de l'oeil du chien
À plat ventre j'ai bu de mes mains
Nibi tu vis dans le coeur du fruit
Nibi tu seras toute la vie
 
À ton cou se soigneront les loups
À tes genoux, Seigneurs d'entre nous
À tes poignets rouges de versets
L'histoire de l'homme à son chevet
 
Les marées comme des morsures de lune
Et ça tire dans ton ventre la nuit
Rassasiée à nos blessures communes
Gonflée lentement l'astre s'enfuit
 
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Né sous un piano

Paroles : Mouffe
Musique : Serge Farley-Fortin
 
Je suis né sous un piano
Tard le soir après un show
Bien passé l'heure du dodo
Ma mère était le maestro
Sans abîmer le décor
J'ai découvert une mine d'or
Dans un piano à Val d'Or
Chaque soir, elle jouait encore
 
De plus en plus fort
Pour faire fructifier son trésor
J'suis tombé d'dans quand j'étais p'tit
La musique depuis c'est ma vie
 
C'est à mon tour d'être au piano
Depuis ce soir, j'en suis accro
Comme si j'avais gagné l'gros lot
Je vous dédie ce numéro
Sans abîmer le décor
J'ai découvert une mine d'or
Dans un piano à Val d'Or
Chaque soir, je joue encore
 
De plus en plus fort
Pour faire fructifier son trésor
J'suis tombé d'dans quand j'étais p'tit
La musique depuis c'est ma vie
 
Je m'en réjouis aujourd'hui
Et chaque jour je me redis
Je suis chanceux, je suis ravi
De faire ce que j'aime dans la vie
 
De plus en plus fort
Pour faire fructifier son trésor
J'suis tombé d'dans quand j'étais p'tit
La musique depuis c'est ma vie
 
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Toi fille moi garçon

Paroles et musique : Diane Tell et Serge Farley-Fortin
 
Ma joie ma jolie, ma reine ma folie
J'te vois du bout des yeux assise au pied du grand sapin
Viens donc faire un tour juste au fond de ma cour
Qu'on se rappelle où commence notre belle histoire d'amour
 
Je m'souviens c'est pas si loin
Toi fille moi garçon
Je t'emmenais jouer en forêt
J'voulais qu't'aies peur
Pour faire battre ton cœur
Devenir ton héros
Celui qui t'aime tant aujourd'hui
T'aime depuis ce temps
 
J'te disais épouse-moi à huit neuf ans déjà
Tu voulais pas parce que j'étais ni prince charmant ni roi
Moi j'étais le bandit au pays de Candy
Tu t'es lassée de tes poupées et moi de mes soldats
 
Souviens-toi la première fois
Toi fille moi garçon
Quand tu m'as laissé t'embrasser
Là… t'avais plus peur
D'abandonner ton cœur
Faire de moi ton héros
Celui que tu aimes aujourd'hui
Encore
 
Une chance pour moi que t'es dans ma vie
Tu penses à moi et ça m'suffit
Pour faire battre mon cœur
Me sentir le héros
Celui qui t'aime tant aujourd'hui
T'aime depuis ce temps
 
Ma joie ma jolie
Ma reine ma folie
 
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Brûlerons les dimanches

Paroles et musique : Serge Farley-Fortin
 
T'es arrivée un jour comme ça
Comme un miracle qu'on souhaite même pas
Comme un baiser dans un coup d'foudre
Tatoué par une machine à coudre
 
T'es arrivée un jour comme ça
Comme une p'tite mousse au fond des bois
Quand j'savais plus où sortir
Quand j'avais peur de m'endormir
 
Je n'parle plus à mes amis
Ne savent plus à quoi je prie
Mon cœur miné par ton corps
Tu tiens un sac d'or
 
T'es arrivée un jour comme ça
Un ange du ciel dans mon sous-bois
Frôlé le feu tout enfumé
Et la vieille cendre s'est rallumée
 
T'es arrivée un jour comme ça
Une kamikaze dans mes « j'sais pas »
Pour me couvrir de haut en bas
Me protéger quand ça s'peut pas
 
Planqué sous toi y'aura plus d'attentats
Cachés dans la forêt qu'il fasse beau ou mauvais
J'ai pleuré ma vie quelque part en toi
Comme ça fait mal à chaque fois
Que s'écrivent les lois
 
Et nous deux couchés là
Devant la truie sur les vieilles planches
Brûlerons les dimanches
 
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